Résumé : Le processus d'indemnisation des victimes du Mediator s'enclenche mercredi avec la création en Conseil des ministres d'un fonds public. Il permettra de pallier éventuellement les manquements du laboratoire Servier.Laurence Ferrari : « C’est le signe que toutes les victimes du mediator attendaient. Un fonds d’indemnisation public verra le jour demain, en conseil des Ministres. Il va se substituer aux Laboratoires Servier, si ce dernier "traine des pieds". Les premiers versements pourraient intervenir au début de l’année prochaine. Détails avec Florence Leeknegt et Ludovic Rinvegal »
Voix Off : « Des dysfonctionnements cardiaques, un essoufflement au moindre effort et beaucoup de stress. Un bilan sévère pour Arlette, qui voulait juste mincir avec 3 gélules de Mediator par jour pendant l’été 2009. Aujourd’hui, elle accueille avec réserve la perspective d’une indemnisation. »
Arlette D. : « Ca serait un premier soulagement, oui. Mais ... j’ai quand même un doute. Je ne sais pas si tout le monde sera indemnisé. »
Voix Off : « le processus est pourtant enclenché. Si la loi est votée dès septembre prochain, toute Victime du Mediator pourra se présenter devant l’ONIAM. Et c’est lui, l’Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux qui va piloter les opérations. Se présente alors 2 cas de figure. Après expertise, le Laboratoire Servier est invité à indemniser la victime.
Il s’exécute tant mieux.
Il refuse.
L’ONIAM engage ses propres fonds. Mais dans le foulé, il demande aussi au juge de présenter la facture à Servier. Et là, c’est une pénalité de 30% qui attend le Laboratoire. »
D.M. Courtois, Président de l’AVIM : « Cette loi va permettre à toutes les victimes qui ont pris du Mediator et qui ont des complications liées au Mediator, d’être indemnisées et dans un temps relativement court et de façons "parfaite". Tous les préjudices seront pris en compte. C’est la réparation intégrale des préjudices. »
Voix Off : « Un an pour être indemnisé, l’engagement séduit les associations de victimes, même si le dispositif n’empêche pas les actions en justice. Car seuls les tribunaux pourront décider des responsabilités pénales de tous les acteurs médicaux. En France, comme Arlette, 5 millions de personnes ont été exposées au Mediator. »
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